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Dico des invités

VIEL Tanguy

France

Article 353 du code pénal (Éditions de Minuit, 2017)

© Patrice Normand

En vingt ans, l’écrivain brestois Tanguy Viel a publié sept romans, tous forts d’une écriture à la fois déliée et incisive, mais chacun unique par leur proposition littéraire. S’il plante toujours le décor de ses romans dans son Finistère natal, il nous offre un style hypnotique et musical, des narrations à la première personne et des récits à l’unité de lieu et de personnagesres serrée.

Tanguy Viel publie son premier roman Le Black Note en 1998 aux Editions de Minuit qui feront paraître ensuite Cinéma (1999), L’Absolue perfection du crime (2001), Insoupçonnable (2006), Paris-Brest (2009), La Disparition de Jim Sullivan (2013), et, en janvier 2017 Article 353 du code pénal. Pensionnaire de la Villa Médicis en 2003-2004, il a obtenu le prix Fénélon et le prix de la Vocation pour L’Absolue perfection du crime.

Tanguy Viel se refuse à parler en termes de codes et de genres littéraires, car dans l’écriture, il ne se reconnaît dans aucun genre, n’essaye de suivre aucune autre trame que celle de son imagination débordante. Pourtant, la puissance de son style très cinématographique lui permet de manier à la perfection les codes du polar. Il reste en tout état de cause extrêmement attaché à sa Bretagne natale, il affirme que toute son œuvre provient de son lieu de naissance, c’est là qu’il puise, cherche et trouve l’inspiration.

Dans Cinéma, qui l’a révélé au grand public, Tanguy Viel opère une relecture magistrale du film Le Limier de Mankiewicz. Un exercice de style, grâce auquel il parvient à rendre le cinéma encore plus cinématographique. Dans l’Absolue Perfection du crime ou Insoupçonnable, il nous plonge dans l’univers du roman noir et du polar sur lequel plane la figure tutélaire d’Hitchcock, dont il se plaît souvent à rappeler les secrets de fabrication. Paris-Brest, à la fois récit et roman, opère une mise en abîme vertigineuse puisque son narrateur, un romancier français, nous raconte comment il compte écrire un roman américain.

Lauréat du Grand Prix RTL Lire 2017 pour son dernier ouvrage, Article 353 du code pénal, il y raconte l’histoire d’un meurtre, mais surtout celle de son meurtrier, Martial Kermeur. Un homme ordinaire, divorcé, piètre père pour son fils, récemment licencié. Le roman prend une dimension sociale et interroge la misère émotionnelle et la solitude, fléaux d’une société individualiste où l’isolement menace toujours.


Bibliographie :

  • Article 353 du code pénal (Éditions de Minuit, 2017)
  • La Disparition de Jim Sullivan (Éditions de Minuit, 2013)
  • Hitchcock, par exemple (Naïve, 2010).
  • Cet homme-là... (Desclée de Brouwer, 2009)
  • Paris-Brest (Editions de minuit, 2009)
  • Insoupçonnable (Editions de minuit, 2006)
  • Maladie (Inventaire - Invention, 2002)
  • L’absolue perfection du crime (Editions de minuit, 2001)
  • Tout s’explique : réflexions à partir d’« Explications » de Pierre Guyotat (Inventaire - Invention, 2000)
  • Cinéma (Editions de minuit, 1999)
  • Le Black Note (Editions de minuit, 1998)

Travelling. Un tour du monde sans avion

JC Lattès - 2019

« Cent jours autour du monde, en 2018, cela relève presque de l’ordinaire (...) ; chacun ressent qu’on tourne autour de la terre comme aussi bien on prendrait une ligne de tram d’un bout à l’autre, en regardant le ciel défiler au-dessus des nuages. À ceci près que nous, Christian et moi, nous ne prenons pas l’avion. C’est même la seule règle établie, celle qui justifie qu’on mette tout ce temps pour seulement faire une boucle : en cargo, en train, en voiture, à cheval s’il le faut, mais pas en avion – quelque chose comme le voyage de Philéas Fogg en un peu plus long, volontairement plus long même, à l’opposé du pari qu’il fit quant à lui de la vitesse et de la performance. Et non pas parce qu’on se soutiendrait de l’idée absolument inverse d’une lenteur sans limites, mais enfin, il est vrai, en bons romantiques attardés, qu’à la performance on opposera volontiers la promenade, à la vitesse la flânerie, enfin, en bons bouddhistes zen, à l’œuvre accomplie le trajet qui y mène. »

L’un, Christian Garcin, est un grand voyageur, dont l’œuvre se nourrit de ses pérégrinations ; l’autre, Tanguy Viel, un sédentaire qui croyait avoir signé la pétition de Beckett, « on est cons, mais pas au point de voyager pour le plaisir ». Ensemble, ils se sont lancé un défi : parcourir le monde, de l’Amérique à la Sibérie en passant par le Japon et la Chine, sans jamais prendre l’avion.

Récit né de ce périple, enrichi d’inventaires facétieux et de « lettres à un ami » relatant des rencontres insolites, Travelling est surtout une méditation littéraire inoubliable sur le voyage, sur notre rapport à l’espace et au temps, sur la confrontation entre le réel et ce qu’on imagine.

Article 353 du code pénal

Article 353 du code pénal

Éditions de Minuit - 2017

Pour avoir jeté à la mer le promoteur immobilier Antoine Lazenec, Martial Kermeur vient d’être arrêté par la police. Au juge devant lequel il a été déféré, il retrace le cours des événements qui l’ont mené là : son divorce, la garde de son fils Erwan, son licenciement et puis surtout, les miroitants projets de Lazenec.
Il faut dire que la tentation est grande d’investir toute sa prime de licenciement dans un bel appartement avec vue sur la mer. Encore faut-il qu’il soit construit.


Revue de presse

  • “Tanguy Viel distille avec un sadisme tout musical la série des avanies de son personnage, par la bouche de celui-ci s’adressant au juge d’instruction : suspense réussi.” (Eric Loret, Le Monde)
  • "Avec Article 353 du code pénal, Tanguy Viel signe son roman le plus réaliste et assume une forme de premier degré. Voire d’empathie.“ (David Carzon, Libération)

Paris-Brest

Editions de Minuit - 2009

Insoupconnable

Editions de Minuit - 2006

Sam est le frère de Lise. Du moins c’est ce que tout le monde croit quand Lise se marie avec Henri. Mais c’est surtout Henri qui doit le croire, pour que Sam et Lise puissent réussir leur mauvais coup. Seulement Henri aussi a un frère, un vrai cette fois, et qui s’appelle Édouard. Or même vrai on peut être un faux frère.