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OMBASIC Maya

Canada

Mostarghia (VLB Éditeur, 2016)

© Michel PAQUET

Maya Ombasic est une auteure canadienne de langue française, d’origine bosniaque.

Née à Mostar, en Bosnie-Herzégovine, Maya Ombasic a fui la guerre, ensemble avec sa famille, à l’âge de douze ans. Après un périple clandestin à travers l’Europe, la famille a trouvé refuge à Genève où Maya a faite sienne la langue française. Nomadisme faisant partie de ses gènes, après une adolescence suisse, Maya largue les amarres pour le nouveau continent et se sent « à la maison » à Montréal. Mais c’est lors d’un voyage anodin à La Havane que l’envie de consacrer sa vie à l’écriture lui vient à l’esprit.
Nostalgique d’une enfance interrompue et des « glaces au goût du communisme », elle consacre ses deux premiers romans Chroniques du Lézard (2007) et Rhadamanthe(2009) à l’île aux mille rythmes où elle retourne régulièrement.

La poésie ne lui est pas étrangère non plus : elle publie son premier recueil de poèmes Étrangers au coin du pourpre aux éditions la passe du vent à Lyon en 2011 et en prépare un deuxième recueil consacré à la notion de l’ailleurs.

Elle a accouché douloureusement de son quatrième livre, Mostarghia (VLB Éditeur), le plus autobiographique et à ses yeux le plus étrange, comme si parler de soi, revient nécessairement à parler de quelqu’un d’autre.

Durant ses études doctorales, elle s’inscrit à l’Institut National de l’Image et du Son au programme Cinéma. C’est là qu’elle explore toutes les facettes de l’écriture et, de l’image à l’écrit, elle scénarise plusieurs courts métrages, documentaires et fictions. Mais l’envie de tout faire ne lui échappe pas non plus : elle se lance dans la direction de son documentaire Paradoxe du cyclone, en essayant de suivre, caméra à l’épaule, la danse des ouragans dans les Tropiques. Elle dirige un court métrage sur le sel du désert Sur la route du sel suivi d’un documentaire Les Hommes de Sel. Elle travaille actuellement sur le syncrétisme religieux cubain Santeria.
Mais plus que tout, elle adore enseigner la philosophie et, la relation privilégiée qu’elle a avec ses étudiants la font grandir tous les jours un peu plus car elle s’aperçoit, jour après jour, qu’enseigner, c’est surtout apprendre…


Bibliographie :

  • Mostarghia (VLB, 2016)
  • Cantique des méridiens (La Passe du Vent, 2016)
  • Étrangers au coin du pourpre (La Passe du Vent, 2011)
  • Rhadamanthe (Marchand de feuilles, 2009)
  • Chroniques du lézard (Marchand de feuilles, 2007)
Mostarghia

Mostarghia

VLB Éditeur - 2016

Mostar, dans le sud de la Bosnie-Hezégovine, est une ville idyllique entourée de collines ensoleillées. La cité médiévale est traversée par la Neretva, le fleuve émeraude qui charrie jusqu’à l’Adriatique la douceur de vivre dans la « vallée des arbres sucrés », où naître chrétien ou musulman, serbe ou croate, est la dernière des choses qui comptent. C’est là que vit la jeune Maya quand les obus se mettent à tomber, d’abord un à un, puis en pluie drue sur la Yougoslavie.
Dans l’abri anti-bombardements, les scènes tragicomiques que rapportent les habitants hilares n’empêchent pas la réalité du massacre de filtrer : la guerre est là, elle va durer, il faut partir. Maya et son petit frère s’enfuient dans la caravane des gitans ; ils retrouveront leurs parents à Split, d’où la famille s’embarquera avec d’autres réfugiés pour un exil qui la mènera en Suisse, puis au Canada.
Tout au long de ce périple, Maya grandit et s’éduque, poursuivant jusqu’à Cuba un dialogue enflammé avec son peintre de père, homme blessé, prophétique, emporté, balkanique jusqu’au bout des ongles. La résignation révoltée de Nenad, ses enthousiasmes d’enfant cent fois déçus, ses explications savantes sur l’indigence des mots pour dire la vérité du monde et des coeurs scandent le texte sensible et baroque de Maya Ombasic, qui signe avec Mostarghia son livre le plus autobiographique.


Revue de presse :

  • « Livre hommage bouleversant traversé de tendresse et de lucidité, Mostarghia est porté par la voix forte et sensible de Maya Ombasic qui nous fait entrevoir l’envers plus sombre de l’exil. Magnifique. »
    Le Devoir

Étrangers au coin du pourpre

La Passe du vent - 2011

Aujourd’hui, avec Étrangers au coin du pourpre, c’est un ouvrage de poésie à part entière, un ouvrage de poésie très personnel qui nous est confié, un véritable premier ouvrage de poésie ! Jusqu’à ce jour, en effet, Maya Ombasic s’était surtout fait connaître par des récits en prose : Chroniques du lézard (éditions Marchand de feuilles, 2007) et Rhadamanthe (éditions Marchand de feuilles, 2009).

Maya Ombasic publie peu. Mais elle poursuit, inlassablement, sa quête poétique presque depuis toujours, grâce à un fort, et surprenant, « nomadisme » que l’on dit inscrit dans ses gènes. Naissance en Bosnie-Herzégovine, enfance suisse, adolescence et passage éclair à La Havane, son havre d’amour et d’imagination où elle retourne depuis régulièrement, et âge adulte, et vie professionnelle, enfin, à Montréal, au Québec, sa nouvelle patrie.

Les poèmes ici rassemblés interrogent le monde et notre temps, dans une langue dépouillée, sur le fil d’un lyrisme affirmé mais aux nombreux accents de fragilité nue. Dans Étrangers au coin du pourpre, Maya Ombasic exprime son sentiment amoureux, revendique l’inachevé comme la nature véritable de tous, et donne aussi de la voix en nous laissant partager ses émotions. Contrairement aux proses qu’habituellement elle nous propose, l’écriture de ses poèmes s’inscrit tout naturellement dans une écriture ayant quelque chose à voir avec l’oralité.