Téléchargez le Catalogue 2019
(Fichier PDF - 7 Mo)
Téléchargez la grille horaire
(Fichier PDF - 2.5 Mo)

Dico des invités depuis 1990

KING Charles

États-Unis

Minuit au Pera Palace. La naissance d’Istanbul (Payot, 2016)

© Miriam LOMASKIN

Charles King est professeur de relations internationales à l’université de Georgetown (Washington DC). Commentateur de l’actualité sur les Balkans, le Caucase et la mer Noire pour les medias anglo-saxons (CNN, BBC, MTV), et parfois français (La Croix), il est également correspondant régulier de Foreign Affairs, The Washington Post, The Los Angeles Times, The Literary Times.
Il signe cette année un roman tout à la fois récit, sur un lieu emblématique de l’Istanbul cosmopolite de la fin du XIXe siècle, le Pera Palace, premier hôtel de luxe créé pour
accueillir les voyageurs occidentaux montés à bord du mythique Orient
Express qui les amenait jusqu’aux portes de l’Orient.
Un livre foisonnant, d’une grande force narrative, qui dépeint tout un pan de
l’histoire du monde à partir de la destinée d’un grand hôtel. C’est aussi un
hommage vibrant à la diversité et à la tolérance.


Bibliographie :

  • Minuit au Pera Palace. La naissance d’Istanbul (Payot, 2016)
Minuit au Pera Palace. La naissance d'Istanbul

Minuit au Pera Palace. La naissance d’Istanbul

Payot - 2016

En 1892, le Pera Palace à Istanbul fut le premier hôtel de luxe créé pour
accueillir les voyageurs occidentaux montés à bord du mythique Orient
Express qui les amenait jusqu’aux portes de l’Orient. Agatha Christie, John
Dos Passos, Ernest Hemingway, Léon Trotsky et Joseph Goebbels foulèrent
tour à tour ses sols rutilant de marbre et empruntèrent son ascenseur électrique,
le deuxième du genre en Europe après celui de la Tour Eiffel. Sis en
plein quartier des ambassades, son hall grouillait de tant d’espions qu’un
écriteau les enjoignait de laisser les places assises aux véritables clients de
l’hôtel... Celui-ci survécut même à l’explosion d’une bombe placée par les
services secrets bulgares dans les bagages d’un diplomate britannique. Là,
entre Orient et Occident, se fit l’Histoire. Celle d’Istanbul, qui quitta à jamais
les atours séduisants de la Constantinople cosmopolite de jadis pour entrer
de plain-pied dans la modernité. Puis, au début des années 1920, celle de
l’Empire ottoman, qui céda la place à la jeune République turque de Mustafa
Kemal. Enfin, celle du monde qui, entre la fin du xixe siècle et le début de la
guerre froide, fut agité d’incroyables bouleversements.
Un livre foisonnant, d’une grande force narrative, qui dépeint tout un pan de
l’histoire du monde à partir de la destinée d’un grand hôtel. C’est aussi un
hommage vibrant à la diversité et à la tolérance.

Traduit de l’anglais (États-unis) par Odile Demange


Revue de presse :

  • « Il serait sans doute trop facile de dire que le livre, à l’intrigue byzantine, relève de l’art de la mosaïque. Mais, dans ces fragments de ville racontés par King, se dessine bel et bien une histoire politique, sociale, artistique, une histoire des mentalités et des idées, dont ne peut que souligner à quel point elle éclaire notre monde contemporain. Il faut lire Minuit au Pera Palace, qu’on aime Istanbul ou que l’on n’y ait jamais mis les pieds. Plus encore peut-être dans ce dernier cas. »
    Le Monde
  • « Le Pera Palace : dernier murmure de l’Occident sur la voie de l’Orient »
    chronique littéraire sur France Musique
  • « C’est là le coup de génie de Charles King, professeur de relations internationales à l’université de Georgetown, à Washington : se focaliser sur un lieu, véritable camp de base pour mieux rayonner ensuite autour de la si complexe "question d’Orient", cette "accumulation de querelles territoriales, mouvements nationalistes et impasses internationales » (…) Le récit est nerveux et le rythme endiablé. Charles King est le professeur idéal, si peu universitaire et tellement bon conteur. »
    L’Express
  • « De l’intérieur, totalement restructuré, il ne reste plus grand-chose du charme mélancolique d’un hôtel qui fut longtemps le plus fameux d’Istanbul et l’un des plus célèbres d’Europe. Une partie du quartier de Tepebasi, où il se dresse, fut éventrée dans les années 80 pour créer une autoroute urbaine, et des grandes tours ont surgi juste à côté. Construit en 1892 pour accueillir les voyageurs de l’Orient-Express, le Pera Palace hébergea aussi bien Agatha Christie que Hemingway, Trotski partant pour l’exil, Marlene Dietrich, Greta Garbo et d’autres gloires du cinéma. Son histoire se confond avec celle de la naissance de l’Istanbul moderne, sur fond d’effondrement de l’Empire ottoman et d’avènement de la République laïque inspirée du modèle jacobin, créé par Mustafa Kemal. »
    Libération