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Une année bouleversante

Écrit par MARTINVALET Sharon (3ème, Collège Jules Michelet de Beauvais), sujet 2. Publié en l’état.

-Je ne sais pas, je sais seulement qu’ils fuient, comme nous.

Puis, nous continuons de les suivre. Nous ne savons pas où nous allons, ni combien de temps cela va prendre.

Je m’appelle Steve, je suis né en 1925 près du Rhin, aujourd’hui je suis âgé de quatorze ans. Ma famille et moi vivons dans une petite maison dans un petit quartier de Francfort. On ne peut pas dire que nous sommes une famille modeste mais disons que nous avons juste de quoi vivre. Cette année, l’hiver s’est abattu tôt et la récolte des fruits et des légumes n’est pas bonne. Malgré tout, mes parents, ma soeur et moi menons une vie paisible. Je suis inscrit dans la meilleure école de la ville et j’ai un seul ami, Martin, qui vit dans le même village que moi. Nous sommes très liés. On s’est toujours dit que quoi qu’il arrive il serait là pour moi et moi je serais là pour lui.

Ma soeur a huit ans, c’est vraiment un petit ange, une merveille, avec ses beaux yeux bleus, et son sourire aux lèvres. C’est le bonheur de la famille, elle donne la joie à tout le monde.Un soir, je pars la mettre au lit à la demande de mes parents. Elle s’endort paisiblement. Puis je retourne dans le salon où j’y retrouve mes parents qui parlent d’un ton inquiétant. Je n’ai jamais vu cette lueur dans leurs yeux, je comprends à ce moment-là que quelque chose d’anormal se passe.

Mon père prend la parole car ma mère pleure. Il m’explique qu’il faut que ma sœur et moi partions sur-le-champ et qu’on ne doit pas poser de questions.

Je prends quelques affaires, de la nourriture et je pars réveiller ma sœur. Dehors, les personnes de mon quartier se rassemblent. Je lui dis qu’il faut qu’on s’en aille parce que papa dit que c’est trop dangereux de rester là.

Nous faisons nos adieux à nos parents avec une tristesse indescriptible et nous partons rejoindre les voisins. Nous marchons en silence, il fait noir.

Lorsque le jour se lève, je me sens bizarre. D’habitude, je me réveille dans mon lit et je ne me pose pas de questions, je sais que la journée va commencer comme elle va se finir, c’est-à dire-bien. Mais pour la première fois, aujourd’hui je ne sais pas de quoi vont être faites les heures qui passent

Nous nous arrêtons près d’une clairière, il fait froid, nous avons marché toute la nuit. Il y avait beaucoup de neige autour de nous, ce qui rend notre progression plus difficile. Quand je me retourne vers ma soeur, j’aperçois dans ses yeux une lueur que je n’avais jamais vue, elle est devenue toute pâle, et son sourire s’est décroché de ses lèvres

Je prends dans mon sac deux tranches de pain. Nous ne savons pas combien de temps cette situation va durer alors il faut rationner la nourriture.
« Est-ce que tu veux du pain ?
-Non, merci je n’ai pas faim », me répond t-elle d’un ton anéanti.

Je m’inquiète pour elle. Puis nous repartons en direction de la frontière, je ne sais pas où c’est ni si c’est encore loin, je n’ai qu’un seul objectif c’est de quitter ce pays que j’ai tant aimé.J’ai une pensée pour Martin, je me demande comment il va, s’il s’inquiète pour moi, s’il est parti voir mes parents pour prendre de mes nouvelles.

Les jours passent, et finalement on réussit à passer la frontière. Puis, une famille nous héberge. Je suis content, j’ai réussi la mission que mes parents m’ont attribuée.J’espère maintenant les revoir bientôt.

Un jour, je prends un journal qui parle de la guerre,je vois qu’Hitler gagne du terrain et qu’il est devenu puissant, à la page suivante mon coeur s’arrête : c’est Martin qui porte l’uniforme nazi, avec comme titre surplombant la photographie « Fier de servir la cause allemande ». Je ne peux comprendre. Chaque jour, chaque nuit je me demandais comment il vivait sans moi.Pour moi, à ce moment-là, notre amitié est finie, c’est comme s’l m’avait planté un couteau dans le dos. Le pire dans tout cela c’est quand je tourne la page et que sur la suivante je lis « Francfort anéanti par les Allemands ». Mes parents m’avaient demandé de franchir la frontière pour nous protéger. Je les remercie silencieusement tout en me disant intérieurement que ma vie ne sera plus jamais la même.

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