REMIS À ANISE KOLTZ

AUTOUR DU PRIX GANZO DE POÉSIE

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En ouverture de la matinée, une rencontre « Les poètes dans la
cité » avec Yvon Le Men et Emmanuel Lepage à Maurepas,
Thierry Renard à Vénissieux, Seyhmus Dagtekin à Paris.
Puis la remise du prix Ganzo de poésie, en présence de
Margarita Perez-Ganzo, un prix, doté de 10 000 € par la
fondation Robert Ganzo et devenu en peu d’années un prix
de référence. Robert Ganzo, poète d’origine vénézuélienne, fut
l’ami de Paul Éluard et un poète de première grandeur. Anise
Koltz en est la lauréate cette année. Alain Borer, président
du jury : « Il y a trois temps dans chaque bref poème d’Anise
Koltz, d’abord une fulgurance, suivie presque immédiatement
par une forte détonation de sens, enfin un silence particulier,
qui signale que l’on est arrivé au centre-de-la-cible-de-Poésie.
Anise Koltz, grande voix du Luxembourg (où elle est née
en 1928) désormais en Poésie/Gallimard (Somnambule du
jour, 2016) prend place enfin parmi les plus importantes de la
langue française. » La matinée se terminera par un hommage
à la collection Poésie/Gallimard, pour ses 50 ans d’existence.
► Dim. à partir de 11h15, Maupertuis

CHANGER DE LANGUE
COMME ON CHANGE
DE CHEVAL ?
Seyhmus Dagtekin est né dans le plus petit village
kurde qui soit et s’est métamorphosé en poète
français qui accueille chez lui le monde entier.
Kim Thuy a quitté le Vietnam comme boat people
à l’âge de 10 ans. Elle s’est installée au Québec où
elle est devenue un écrivain de langue française
dont les oeuvres ont traversé les frontières. Anise
Koltz, d’abord poète de langue allemande, a décidé
dès les années 1980 de n’écrire qu’en français
après la mort de son mari des suites des tortures
infligées par les nazis : tous les trois ont agrandi
la langue française. Avec Kim Thuy, Seyhmus
Dagtekin et Anise Koltz.
► Dim. 15h45, Salle Sainte-Anne