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GITAI Amos

Israël

Réalisateur et scénariste

Amos Gitaï
D-R

Réalisateur et scénariste israélien, Amos Gitaï est né le 11 octobre 1950 à Haïfa. Diplômé d’architecture de l’université de Berkeley, aux Etats-Unis, où il a terminé ses études entamées en Israël. Malgré ce diplôme, c’est vers la réalisation de films qu’il se tourne.

Il commence sa carrière alors qu’il est encore étudiant, tournant ses premiers courts-métrages durant la guerre du Kippour. Entre la fin des années soixante-dix et le début des années quatre-vingt, il dirige de nombreux documentaires. L’un d’entre eux, Journal de campagne, tourné lors de la guerre du Liban, déclenche une violente polémique qui l’oblige, en 1983, à quitter Israël pour s’installer en France.

Durant ces dix années à Paris, il continue de réaliser des films tels Brand new day, qui suit Annie Lennox et Eurythmics pendant une tournée au Japon, ou Ester en 1985 qui lui offre une première sélection au festival de Cannes lors de la semaine critique.

Au milieu des années quatre-vingt dix, Amos Gitaï retourne en Israël. Commence alors la période la plus productive de sa carrière. En dix ans, il réalise une quinzaine de films dont Devarim en 1995, première pièce de sa trilogie consacrée aux trois grandes villes israélienne. Ce premier opus sera suivi de Yom-Yom puis Kadosh présenté en sélection officielle à Cannes.

Ce retour dans son pays, c’est également un retour sur son passé, sa propre histoire. En 2000, il dirige Kippour, un film pour lequel il puise dans ses propres souvenirs, et qui lui vaut une nouvelle sélection pour le festival cannois. En 2002 et 2005, il retrouve les marches du festival, respectivement pour Kedma et Free Zone.

Avec une quarantaine de films à son actif, Amos Gitai est aujourd’hui l’un des plus grands réalisateurs israéliens. Plusieurs rétrospectives importantes, à Paris, Londres, Tokyo, New York, Jérusalem ou Toronto, lui ont été consacrées saluant ainsi son œuvre.
Résolument engagé en faveur de la paix, Amos Gitaï sera présent à ,nouveau cette année et contribuera à la journée "L’appel pour la paix" en compagnie de Boualem Sansal et David Grossman.

In English


Liens :

Le site officiel de Amos Gitai


Filmographie

Fictions :

  • Roses à Crédit (2012)
  • La Guerre des fils de lumière contre les fils des ténèbres (2010)
  • Carmel (2009)
  • Plus tard tu comprendras (2009)
  • Désengagement (Diaphana, 2007)
  • Free Zone (Bac films, 2005)
  • Terre promise (HanWay Films, 2004)
  • Alila (Celluloid Dreams, 2003)
  • Kedma (Celluloid Dreams, 2002)
  • September 11 (Exception - Wild Bunch, 2002)
  • Eden (Cinevia Films, 2001)
  • Kippour (Océan Films, 2000)
  • Kadosh (UGC International, 1999)

Documentaires :

  • Lullaby to my Father (2012)
  • News from Home (Cinephil, 2005)
  • Waddy Grand Canion (Documentaire sur grand écran, 2001)
  • Zion, auto-émancipation (Agav Films, 1998)
  • Une maison à Jérusalem (Documentaire sur grand écran, 1998)
  • Orange (Agav Films, 1998)
  • Kippour, souvenir de guerre (Agav Films,1997)
  • Guerre et paix à Vesoul (Agav Films, 1997)

Présentation de Désengagement

Installée en France, Ana retrouve son demi-frère israélien Uli, qui arrive dans l’Hexagone car leur père vient de mourir. Elle décide de repartir en Israël avec lui, à la recherche de la fille qu’elle y a abandonnée à la naissance, vingt ans plus tôt. Le frère et la soeur voyagent en voiture, en train et en bateau, traversant les frontières, de l’Europe au Moyen-Orient. Ils finissent par arriver dans l’agitation et l’émotion intense du retrait militaire israélien de Gaza.

News from Home, News from House

News from Home, News from House

Amos Gitai (Agav Film, 2005, 97’) -
News from Home, News from House
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C’est un film tourné plusieurs fois pendant vingt-cinq ans. Il raconte l’histoire d’une maison à Jérusalem et de ses habitants. C’est comme observer un site archéologique humain. Juste avant la guerre de 1948, la Maison appartenait au docteur Mahmoud Dajani. Puis la famille Touboul, de Colomb Béchar, s’y est installée. Son nouveau propriétaire, Haïm Barkai, un économiste, utilise des pierres des montagnes de Hébron pour la transformer (House / La Maison, 1980). Il y a neuf ans, Amos Gitaï est retourné sur le site de la maison et dans le quartier, la rue Dor Dor ve Dorshav ("chaque génération et ses maîtres"). Une maison à Jérusalem (1998) expose une nouvelle fois les rapports entre Israéliens et Palestiniens, entre habitants passés et présents. A sa façon, chacun devient la métaphore du destin de cette terre.

Dans News from Home/News from House, le tailleur de pierres du premier film a aujourd’hui 70 ans. Il habite le nouveau village de Wallaja. Une partie de la famille Dajani vit à Amman. Certains habitants de la rue Dor Dor ve Dor Shav sont encore là.

La Maison n’est plus cet espace commun qui unissait le premier film au deuxième. La juxtaposition des récits et des souvenirs se substitue maintenant au site de la Maison et d’Une maison à Jérusalem.

L’espace est devenu un espace mental. Le lieu s’est décomposé en un microcosme qui se prépare à l’exil, intérieur ou extérieur. Au cours de ces vingt-cinq années, la réalité concrète s’est transformée en souvenirs, en mémoires. Nous assistons à la création d’une identité nouvelle, une identité de diaspora.
Pour le cinéaste, le voyageur dans ces lieux, la réalité est une juxtaposition de ces fragments de mémoires contemporaines et anciennes que nous revisitons.

News from Home, News from House
D.R.

Berlin Jérusalem

Berlin Jérusalem

Amos Gitai (Agav Films, 1999, 89’) -

Deux femmes, l’Allemande Else Lasker-Schüler et la Russe Mania Shohat, font route chacune de leur côté vers Jérusalem, ville mythique mais aussi bien réelle qu’il leur faudra affronter... Construit à partir des biographies de deux femmes, une des premières sionistes russes et une poétesse expressionniste allemande, le film fait l’aller-retour entre les cafés embués de Berlin dans les années 30 et les collines de Jérusalem. Berlin Jérusalem ou l’histoire d’utopies brisées...

Berlin Jérusalem
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Désengagement

Désengagement

Amos Gitai (Agav Film, 2007, 115’) -
Désengagement
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Installée en France, Ana retrouve son demi-frère israélien Uli, qui arrive dans l’hexagone car leur père vient de mourir. Elle décide de repartir en Israël avec lui, à la recherche de la fille qu’elle y a abandonnée à la naissance, vingt ans plus tôt. Le frère et la sour voyagent en voiture, en train et en bateau, traversant les frontières, de l’Europe au Moyen-Orient. Ils finissent par arriver dans l’agitation et l’émotion intense du retrait militaire israélien de Gaza.

Désengagement
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Amos Gitaï

Désengagement

Agav Films / Agat Films & Cie - 2008

En 2005, suite à la mort de leur père, Ana retrouve Uli, son demi-frère israélien qui vient la retrouver en France. Elle décide de retourner en Israël à la recherche de sa fille qu’elle a abandonnée à la naissance…