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Nous parlions tous le même langage, Souvenirs d’Helon Habila au Mali

Il me semble que c’était hier, ce voyage au Mali pour le festival Étonnants Voyageurs, en 2003. Je venais de publier mon premier roman, et j’essayais de me frayer un chemin d’écrivain. À Bamako, j’ai rencontré d’autres auteurs africains : Alain Mabanckou, Fatou Diome, Abdourahman Waberi et beaucoup d’autres, dont j’avais entendu parler et que je rencontrais pour la première fois. J’étais pour ainsi dire le seul écrivain anglophone du festival, mais la communication fut vite établie, nous parlions tous le même langage, celui de la littérature africaine. Nous avons discuté de l’écriture africaine, de nos espoirs et de nos rêves pour l’Afrique qui vient. Nous avons théorisé, débattu, dansé, puis nous nous sommes séparés. Une fraternité était née.

De nombreuses années plus tard, nous nous sommes revus à Brazzaville, une fois encore grâce à Étonnants Voyageurs. J’avais publié mon troisième roman, et d’autres comme Mabanckou et Waberi avaient remporté des prix importants, nous n’étions plus jeunes désormais. Le voyage a été long pour nous tous, mais on peut assurément dire que l’Afrique est bel et bien là. La littérature africaine a atteint l’âge de la majorité, et elle continuera à être bel et bien là.

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