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STAS André

Belgique

La Nuit de la Belgique sauvage
Lectures, rencontres, performances

Biographie

© Marc Thomée
André Stas

Rejeton rigolard du surréalisme, hiérarque du collège de Pataphysique, André Stas est engagé depuis les années 1970 dans une logomachie acharnée contre la bien-pensance bourgeoise.

Ça commençait plutôt sérieusement pourtant : né en 1949 à Rocourt, en Belgique, licencié en philologie romane de l’Université de Liège, il devient professeur au collège jésuite Saint-Servais de Liège. Mais le subversif potache qui sommeille en lui ne tarde pas à faire sauter le bouchon et se voit remercié quelques temps plus tard.

À côté des calembours gros calibre et d’une cavalerie d’aphorismes Dada, son arme favorite contre le conformisme reste le collage. Remarquable artiste plasticien, André Stas charcute à peu près tout ce qui lui tombe sous la main, avec une prédilection pour les icônes de la culture judéo-chrétienne. Timbre-poste, reproductions de chefs d’oeuvres de l’histoire de l’art ou de gravures anciennes, magazines en tous genres, illustrations de livres, revues pornographiques... André Stas découpe sans ménagement sa tranche de l’Art : ses collages, proches de ceux de Prévert, mêlent transgression, poésie et mauvais goût.

Cet anar croule par ailleurs sous les titres ronflants : Régent de la Chaire Fondamentale des Travaux Pratiques d’Aliénation Mentale au Collège de Pataphysique, il est aussi Grand Dipsomane de l’Empire Impérial, membre de l’Académie zygomatique de Paris et membre fondateur de l’I.I.R.E.F.L, (l’Institut International et d’Explorations sur les Fous Littéraires).

Fables, aphorismes ou romans ubuesques, il annonce la couleur dès le titre : Les cent nouvelles pas neuves, 24 Heures dûment… Grand Prix de l’humour noir en 2009 pour Entre les poires et les faux mages, André Stas réunit à Saint-Malo une flopée de visionnaires allumés, performeurs insolites, de poètes et de scripteurs dérangés pour une soirée unique en son genre : La Nuit de la Belgique sauvage.

Bibliographie :

  • Ubu roi ou La Disparition du tyran polonais, Alfred Jarry et André Stas (Au crayon qui tue, 2010)
  • Entre les poires et les faux mages, Grand Prix de l’humour noir 2009 (Édition des Cendres, 2008)
  • Stas André Collages (Chez l’artiste)
  • Les Bornes reculées, aphorismes etc. (Galopin Spa, 2006)
  • 24 Heures dûment, passe-temps livresque (Galopin Spa, 2006)
  • Les cent nouvelles pas neuves, passe-temps livresque (Galopin Spa, 2005)
  • Sur les autres mondes, portfolio (Galopin Spa, 2005)
  • Le grand karnaval, fables (Galopin Spa, 2005)

Présentation de La Nuit de la Belgique sauvage :

Visionnaires allumés, performeurs insolites, poètes, oulipiens, pataphysiciens, faiseurs d’aphorismes inspirés… découvrez la Belgique comme vous ne l’avez jamais vue !

Cette espèce bizarre de scripteurs dérangés n’est pas en voie d’extinction. L’écrivain et plasticien André Stas propose d’en découvrir les spécimens les plus surprenants tout en évoquant la figure emblématique d’André Blavier, pataphysicien qui fut proche de Raymond Queneau, et auteur d’une somme unique, Les Fous littéraires (Ed. des cendres).

Avec la complicité de Noël Godin, auteur d’une Anthologie de la subversion carabinée (Ed. Age d’homme).
_Participation de : Jan Bucquoy, Eric De Jaeger et Jean-Philippe Querton, Théophile de Giraud, Fanchon Daemers…

La Nuit de la Belgique sauvage :
Lectures, rencontres et performances pour une nuit "belgissime" ! Samedi 26 mai, Théâtre Chateaubriand, de 21h à 1h du matin, entrée libre pour les festivaliers

Entre les poires et les faux mages

Editions des Cendres - 2008

Belgique sauvage Visionnaires allumés, performeurs insolites, poètes, oulipiens, pataphysiciens, faiseurs d’aphorismes inspirés… Le 31 mars, découvrez la Belgique comme vous ne l’avez jamais vu ! Cette espèce bizarre de scripteurs dérangés n’est pas en voie d’extinction. L’écrivain et plasticien André Stas propose d’en découvrir les spécimens les plus surprenants tout en évoquant la figure emblématique d’André Blavier, pataphysicien qui fut proche de Raymond Queneau avec lequel il a correspondu, et auteur d’une somme unique : Les Fous littéraires (Ed. des cendres). Avec la complicité de Noël Godin, auteur d’une Anthologie de la subversion carabinée (Ed. Age d’homme). Participation de : Jan Bucquoy, Eric De Jaeger et Jean-Philippe Querton, Théophile de Giraud, Fanchon Daemers… La Nuit de la Belgique sauvage Lectures, rencontres, performances Entre les poires et les faux mages, Ed. des Cendres 2008 Pierre de Gondol, le plus petit libraire de Paris, n’a pas beaucoup de clients, mais ce sont tous des habitués, des fidèles, des spécialistes, qui, de temps en temps, le chargent d’enquêter dans le Milieu interlope des textes. La librairie bordélique du quasi-omniscient de Gondol (douze mètres carrés) est sise rue Beautreillis. Ses amis - des amoureux pervers polymorphes du livre et de l’écrit en général - le surnomment Épictète, il a un faible pour le Mercurey et Iris... Ce Pierre de Gondol inédit, qui croise Curiosa et fous littéraires, est d’humeur irrésistible. André Stas s’y joue de tout, pour la joie du lecteur qui en jouit de bout en bout. Service de vins, poire et fromages à tous les étages... « Un pourvoyeur de crus éméché qui chatouille une crémière atrabilaire pour alimenter la verve d’un facteur indiscret ! Quels grands moments en perspective... Ça vaudra la peine de sortir matin pour quêter sa denrée nourricière. Canaille comme est Tatouille, la Delcol va déguster et le quartier bientôt suivra les péripéties comme un feuilleton télé. Si du moins le pervers Laberlue pousse sa plaisanterie suffisamment loin... Mais je l’en crois capable, le bougre ! Il n’en est pas à son coup d’essai. Je me souviens en en riant encore, de l’inimitable blague qu’il a jouée à cet idiot de Ketelleer... » 24 Heures dûment, Ed. Galopin Est-il nécessaire de revenir sur ce passage connu du Manifeste du Surréalisme : "M. Paul Valéry proposait dernièrement de réunir en anthologie un aussi grand nombre que possible de débuts de romans, de l’insanité desquels il attendait beaucoup. Les auteurs les plus fameux seraient mis à contribution. Une telle idée fait encore honneur à Paul Valéry qui, naguère, à propos des romans, m’assurait qu’en ce qui le concerne, il se refuserait toujours à écrire : La marquise sortit à cinq heures." ? (Il est vrai que "Le marquis de Sade la sortit à cinq heures" ou "La marquise vomit son quatre-heures" sont déjà un tantinet plus drôles.) Toujours est-il qu’une flopée d’écrivains, et les auteurs de polars en particulier, (ab)usent de ce genre de notations de remplissage, grâce auxquelles on apprend que tel ou tel personnage zyeuta furtivement sa montre-bracelet, entrevit une providentielle pendule, consulta l’horloge au clocher de la grange-à-Bon-Dieu voisine, quand il ne s’interrogeait pas sur l’emploi du temps d’un virtuel coupable. Quant aux clepsydres et autres cadrans solaires, ils se font de nos jours ordinaires aussi rares que les marquises, même si, à cinq heures, Paris (à ce qu’on chante) s’éveille. Les cent nouvelles pas neuves, Ed. Galopin La "lecture panique", de quoi s’agit-il ? Eh bien, d’empoigner n’importe quel livre, de l’ouvrir au hasard, de lire la première phrase qui nous tombe sous les yeux et de recommencer l’opération une dizaine de fois - pas plus, pas moins. (On se croirait revenu au "bon vieux temps" des surréalistes...) Toujours est-il que l’étonnant texte aléatoire formé par ces dix phrases s’avère - en général - éclairant, reflétant assez bien la teneur de l’ouvrage en son entier. Face à la surabondance des "nouveautés" qui paraissent chaque mois, comment savoir ce qui pourrait nous plaire, sinon en s’appliquant, dans les librairies mêmes, à cet affriolant petit jeu ? Le plus souvent, lorsque aucune phrase parmi celles pêchées au petit bonheur ne nous semble intéressante, le bouquin lui-même ne nous apportera rien - l’inverse étant également vrai, en saine ’Pataphysique... Ça va vite et ça permet de réaliser quelques économies. Par ailleurs, les longues soirées d’hiver où l’on se retrouve en panne d’inspiration propre, il est instructif de s’amuser à cet agréable exercice, saisissant hardiment n’importe quel ouvrage de sa bibliothèque et notant consciencieusement les "merveilles" obtenues. Ça désemmerde.