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IDIER Nicolas

France

Une boîte de nuit à Calcutta (Robert Laffont, 2019)

Enseignant en histoire de l’art et archéologie de la Chine, ce spécialiste de l’Empire du milieu a consacré plusieurs écrits à cette civilisation qui le fascine. Après un roman consacré au peintre Liu Dan, qui lie tradition et modernité, il signe avec son complice l’Haïtien Makenzy Orcel, un opus oscillant entre le roman, la poésie, l’essai, la confidence, dialogue intime sur la vie et ses émois, la littérature et les injustices du monde.

Chargé de cours en histoire de l’art et archéologie de la Chine, puis attaché culturel à l’ambassade de France en Chine, Nicolas Idier est un spécialiste de l’empire du Milieu. Une civilisation qui le fascine et à laquelle il a consacré plusieurs écrits, notamment son dernier roman, La musique des pierres, consacré à Liu Dan, peintre chinois qui lie la tradition des lettrés de la Haute Époque à celle de la Chine contemporaine, associant deux visages d’une société en perpétuelle évolution.

Après avoir collaboré à plusieurs ouvrages collectifs sur le pays, Nicolas Idier dirige en 2010 la publication de Shanghai. Histoire permanente, promenades, anthologie et dictionnaire (Bouquins), guide de voyage sur cette ville "complexe", d’une grande diversité, à l’image de la Chine. En 2011, paraît sa première fiction La Ville Noire, qui atteint les dernières sélections du Prix du premier roman où il explore une autre ville à la dualité marquée, Tanger, « à la fois paradisiaque et cauchemardesque. »

Dans son dernier roman, Nicolas Idier dévoile l’ambivalence de la Chine, à la fois antique et moderne. Le narrateur déambule dans les rues de Pékin, où Liu Dan – du haut d’un gratte-ciel – peint des rochers, représentation à la fois de l’univers et du moi profond. Une promenade subtile et raffinée au cœur de la pensée asiatique dans ce qu’elle a de plus profond et de plus intime.

Cette année, il signe avec son complice l’Haïtien Makenzy Orcel, un opus oscillant entre le roman, la poésie, l’essai, la confidence, dialogue intime sur la vie et ses émois, la littérature et les injustices du monde.


Bibliographie

  • Une boîte de nuit à Calcutta (Robert Laffont, 2019)
  • La musique des pierres (Gallimard, 2014)
  • La Ville Noire (Corlevour, 2011)
  • Shanghai. Histoire, promenades, anthologie et dictionnaire (Bouquins, 2010)
Une boîte de nuit à Calcutta

Une boîte de nuit à Calcutta

Robert Laffont - 2019

Après la parution de son premier livre, Les Immortelles, Makenzy Orcel confirme ici la magie d’une écriture violente et généreuse. Nicolas Idier, au rythme de ses écrits et de ses nombreux voyages, poursuit sa quête d’une autre vision de la littérature. La rencontre de ces deux auteurs reconnus bien au-delà des limites hexagonales témoigne d’une sagesse nouvelle, où la beauté et l’amour triomphent du doute et de la peur.
Makenzy Orcel et Nicolas Idier se sont rencontrés à Pékin en 2012, revus à Paris et, après plusieurs années, se retrouvent à Calcutta. Ils ont mille choses à se raconter : l’amour de leurs mères, la naissance de leurs enfants, leurs projets d’écriture, la révolte contre toutes les injustices, les grandes amitiés qui leur donnent le courage d’écrire. L’un vit entre Port-au-Prince et Paris, l’autre entre Pékin et Delhi, mais ce soir-là, ils sont assis au comptoir d’une boîte de nuit. La musique est si forte qu’elle emporte leurs paroles. C’est alors que l’un se penche vers l’autre et lui propose l’idée d’écrire un livre à deux. Voilà comment est né ce livre qui réunit deux voix de la littérature française et haïtienne. La sincérité absolue et incarnée de leur dialogue est une preuve de confiance et de fraternité comme on en trouve peu dans la littérature contemporaine.
Oscillant entre le roman, la poésie, l’essai, la confidence, sans aucun respect des catégories, Une boîte de nuit à Calcutta traverse toutes les frontières pour atteindre à l’universel.

La musique des pierres

La musique des pierres

Gallimard - 2014

« Je marche tous les jours, par tous les temps, même les nuits pluvieuses. Les villes d’Asie ne dorment jamais à poings fermés. Moi non plus, depuis le jour-sans-nom. Pékin me convient. Mes insomnies trouvent là un terrain idéal. Je ne m’endors qu’au petit matin, quand le ciel blanchit. Liu Dan lui aussi travaille la nuit, dans son grand atelier dans l’Est, en haut d’un gratte-ciel. Il lit beaucoup, se laisse imprégner par certaines pensées, se dégage du temps, de la ville, des inconvénients. Il ne craint pas d’être seul. La solitude lui permet d’avancer dans la direction qui lui sied. Il avance, et peint ce qui est, déjà, la Renaissance de la Chine, après une longue période d’ombre. Ce qui ne va pas sans changement majeur. L’art n’est pas un domaine refermé sur lui-même, et Liu Dan, qui n’a que faire de politique, prépare évidemment la révolution des profondeurs : la révolution des pierres, triomphante car sans but, sans dessein, et patiente. Liu Dan est le peintre des pierres intérieures. Celles qu’on ne peut ni saisir ni briser. »