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DYTAR Jean

France

La Vision de Bacchus, Delcourt, 2014

Professeur d’arts plastiques et auteur-illustrateur de bandes dessinées, Jean Dytar, passionné d’histoire, interrogent dans ses albums nos rapports à l’image et tout spécifiquement à la peinture. Grand succès d’estime pour sa qualité graphique et la précision de sa documentationn son 2e album La Vision de Bacchus - dont les planches originales sont exposées cette année - peint un portrait passionnant de Venise et de ses artistes : les Bellini, Antonello de Messine, le Giorgione et le Titien. Un travail d’orfèvre qu’il renouvelle avec Florida, traversée de l’Atlantique au temps des grandes colonisations. Un récit d’aventure et d’amour au cœur du siècle de la découverte de l’Amérique, inspiré des cartes de le Testu et des récits d’exploration de Théodore de Bry.

Diplômé de la faculté d’Arts Plastiques de Saint-Étienne, Jean Dytar commence à prendre des cours du soir de bande-dessinée lors d’un Erasmus à Liège. Son premier ouvrage édité, Le Sourire des marionnettes (Delcourt/Mirages, 2009) interroge la question du déterminisme religieux et de la liberté humaine, dans l’Iran du XIe siècle, qu’il étudie en s’inspirant librement des miniatures persanes.

La Vision de Bacchus son second ouvrage, publié en 2014, se penche sur la vie des peintres de la Renaissance vénitienne. Dans un livre où rien n’est laissé au hasard, et qui explore avec subtilité les rapports entre la bande dessinée et la peinture, il peint un portrait passionnant de Venise et de ses artistes : les Bellini, Antonello de Messine, le Giorgione et le Titien. Il reçoit pour cet ouvrage le prix du festival Ouest France Quais des Bulles en 2014.

En 2018 parait son dernier album, Florida (Delcourt) qui explore autant la colonisation de l’Amérique du Nord par les français et les anglais, que la relation d’un couple que l’on suit, jusqu’en Floride. Tout autant qu’un récit d’aventure, c’est un récit intimiste centré sur la relation des amants. C’est aussi une réflexion sur les images : cartographiques ou de botanique, ethnographiques ou de propagande…

Il expose les planches originales de La Vision de Bacchus lors de l’édition 2019 du festival Étonnants Voyageurs dans le cadre de l’exposition BD collective "Quand la peinture rencontre le 9e art".

Photo : ©Regis Gonzalez


Bibliographie :

  • Florida (Delcourt, 2019)
  • La Vision de Bacchus (Delcourt, 2014)
  • Le Sourire des marionnettes (Delcourt/Mirages, 2009)
Florida

Florida

Delcourt, 2018 - 2018

Après les miniatures persanes et la peinture du quattrocento, Jean Dytar cède à la magie de la cartographie et ses promesses de découvertes. Il saisit l’occasion pour présenter avec subtilité sa carte de l’âme humaine.

Fin du XVIe siècle. Jacques Le Moyne, jeune cartographe, intègre une expédition française pour la Floride. Le projet, initié par les Huguenots, est un échec. Une fois installé à Londres avec sa famille, Jacques ne confie son expérience à personne, pas même à son épouse. Mais de nobles anglais rêvent d’un avenir colonial pour l’Angleterre et sont prêts à toutes les manipulations pour y parvenir…


  • « Passionnant, extrêmement bien documenté, à la croisée de multiples thématiques, le troisième album de Jean Dytar (déjà remarqué avec La Vision de Bacchus, en 2014) ne perd cependant jamais de vue son personnage principal. Mêlant inextricablement fiction et faits historiques, l’auteur dresse à la fois un portrait subtil de Jacques Le Moyne, homme moins médiocre et timoré qu’il n’y paraît, et celui d’une mort à retardement. Le stress post-traumatique n’est pas né avec les guerres modernes. » Télérama
  • « Entre fiction et réalité historique, une magnifique aventure historique, humaine et picturale. » France Inter
  • « Jean Dytar se tient à son choix de sobriété et c’est tant mieux. Car son livre n’en est que plus cohérent et historiquement passionnant. » Bodoï
La Vision de Bacchus

La Vision de Bacchus

Delcourt, 2014 - 2014

Incarner par les pouvoirs de la peinture la grâce absolue et fixer sa beauté pour l’éternité, tel est le défi que se lance chacun des peintres de ce récit.

Venise 1510. Giorgione est sur le point de mourir de la peste. Il jette ce qui lui reste de force dans un ultime tableau, hommage à sa première émotion picturale. Le récit plonge dans les méandres du passé de Venise, à la poursuite de cette référence disparue. Débute une quête passionnante et rythmée, ponctuée de sublimes reproductions picturales et de rencontres étonnantes avec les grands peintres de la Renaissance vénitienne.


  • « Un très bel album, à ne pas réserver aux seuls amateurs de peinture classique. » Les 8 plumes