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BRUNET Anaïs

France

Le Grand poulpe, Sarbacane, 2018

Professeure d’arts plastiques, graveuse à ses heures perdues, Anaïs Brunet est aussi illustratrice pour la jeunesse. Ses gouaches fines et colorées sont pleines de poésie. Son dernier album Le Grand poulpe raconte la curieuse histoire d’un poulpe qui perd son huitième bras. Quand ce que l’on croyait inutile ne l’était pas tant que ça… Ce récit doux transmet avec poésie une réflexion sur l’identité. Son travail pictural sur les fonds marins reflète un amour du détail coloré et trouve parfaitement sa place dans le cadre de l’exposition sur le cabinet de curiosité, où ses planches s’épanouiront entre de jolis coquillages nacrés et une ménagerie fantasque et sous-marine.

Après un diplôme d’architecte obtenu à Strasbourg, Anaïs Brunet passe et obtient l’agrégation d’arts plastiques. Elle enseigne en collège et en lycée.
En parallèle de son activité d’enseignante, elle pratique la gravure à l’atelier Bo Halbirk à Paris et réalise les illustrations d’albums jeunesse.

Son premier album Belle maison parait en 2017 chez Sarbacane. Ce conte poétique imagine une maison qui parle et accueille des enfants pour l’été et s’attendrit à leurs jeux. Immobile mais attentive, cet être de pierre devient sous la plume d’Anaïs Brunet une âme pleine de poésie. Un livre solaire et doux, qu’elle poursuit dans Belle année (2018), cette fois-ci en laissant la parole aux enfants, au fil des saisons, qui se languissent de leur amie de pierre...

Dans Le Grand poulpe (2018), qu’elle illustre pour Angélique Villeneuve, on découvre un poulpe aux huit personnalités, chacune associée à l’un de ses tentacules. Un jour, il perd le huitième... Un conte lumineux aux accents oniriques qui explore la partie de soi qui peut réparer les malheurs.

Les planches de cet album seront exposées dans le cadre de l’exposition jeunesse collective « La curiosité n’est pas un défaut » à l’occasion du festival Étonnants Voyageurs 2019. Ces planches qui vont du poulpe à la sirène à queue de homard, aux magnifiques algues du décor marin de l’album entreront dans ce cabinet de curiosité comme un trésor à part entière : colorées, surprenantes et toujours poétiques.


Bibliographie

  • Le Grand poulpe (Sarbacane, 2018)
  • Belle année (Sarbacane, 2018)
  • Belle maison (Sarbacane, 2017)
Belle Année

Belle Année

Sarbacane, 2018 - 2018

De janvier à décembre, chacun des douze mois de l’année fait l’objet d’une superbe scène aux couleurs lumineuses et aux compositions originales et soignées, rappelant celles qui avaient déjà fait remarquer Anaïs Brunet pour son premier album, Belle Maison, paru au printemps 2017. On y retrouve Lise et Noufou, les deux enfants qui venaient passer leurs vacances dans la vieille maison, témoin de leurs jeux. Cette fois, la parole est aux enfants : ils pensent à leur vieille amie, comme à une grand-mère, et lui envoient chaque mois une carte postale pour lui raconter leur Belle Année, au fil des saisons…

Le Grand poulpe

Le Grand poulpe

Sarbacane, 2018 - 2018

Ce grand poulpe-là a une sacrée personnalité. Ou plutôt, il en a huit, autant que de tentacules. Le premier, amoureux d’une femme-homard aux longs cheveux noirs flottant dans l’onde, a le coeur tendre. Le deuxième, le plus gourmand, est le pourvoyeur de nourriture, le troisième et le quatrième sont les bâtisseurs, le sixième, l’artiste collectionneur, etc.

Mais le huitième, lui, semble ne servir à rien…

Qui est-il ? D’ailleurs, quand une terrible murène dévore ce tentacule inutile, le grand pouple se dit que c’est peu de chose. Et pourtant… il se sent bancal.

Le dernier bras repoussera. Tout de travers, certes, mais rétablissant l’équilibre. Et le grand poulpe saura : ce bras-là est le plus tenace, le résilient, celui qui montre qu’on peut réparer les malheurs.

"les illustrations d’Anaïs Brunet apportent leur lot de délicatesse, de volupté et de légèreté et mettent en scène harmonieusement un petit monde sous-marin où frétillent méduses et poissons. Romain Galissot - Bo Doï