Téléchargez le Catalogue 2019
(Fichier PDF - 7 Mo)
Téléchargez la grille horaire
(Fichier PDF - 2.5 Mo)

NICOLE Eugène

France

Le Silence des cartes (L’Olivier, 2016)

© Sophie Bassouls

Biographie

"Les îles, c’est une entité qui est à la fois une terre et une écriture", déclare Eugène Nicole. Et l’auteur le sait bien. Né en 1942 sur un morceau de France du bout du monde trop souvent oublié, l’île Saint-Pierre, il y passe toute son enfance. Jusqu’au jour fatidique de l’exil : à quatorze ans il part pour la métropole afin de poursuivre ses études, un voyage qui est pour lui une tragédie. Après un passage cauchemardesque en internat en Vendée, il part pour Paris, intègre la Sorbonne et l’Institut d’études politiques.

En 1968, il fait un voyage en Alaska avant d’entamer une carrière universitaire aux Etats-Unis. Passionné par les belles-lettres, il enseigne la littérature française à l’université de New York. Il participe à la rédaction de nombreux articles, sur Proust notamment, et collabore à l’édition de A la recherche du temps perdu pour la Bibliothèque de la Pléiade. Il établit ensuite l’édition de À l’ombre des jeunes filles en fleurs et Le Temps retrouvé pour Le Livre de Poche en 1993.

En dehors de ses travaux sur l’onomastique littéraire et la poésie française contemporaine, Eugène Nicole écrit aussi pour lui. Car sa plume lui permet de revenir sans cesse vers son île natale. En 2004, il rassemble trois de ses romans – L’œuvre des mers, Les larmes de pierre et Le caillou de l’Enfant-Perdu - publiés respectivement en 1988, 1991 et 1996 - pour sortir L’Œuvre des mers, un ensemble romanesque autobiographique auquel il joint une quatrième partie, intitulée La ville sous son jour clair. A l’image de Proust qui a nourri son imaginaire, Eugène Nicole s’amuse à dire "qu’il a, lui aussi, ses madeleines : il se trouve juste qu’elles ont le goût de la morue". Au fil de ces huit cents pages, il se met en quête de son propre temps perdu, un voyage à travers la mémoire effilochée de l’enfance pour faire revivre le temps d’une lecture les souvenirs de son île natale, puis de sa vie parisienne. En 2011, il ajoute une cinquième partie à son oeuvre, Un adieu au long cours, un hommage à son père disparu. Avec ces pages, Eugène Nicole raconte la difficulté de leurs relations, et tente de renouer avec la figure de ce père trop méconnu. Écrire L’Œuvre des mers lui aura pris plus de vingt années, pour conjurer la douleur de l’exil et offrir un hommage à la terre qui l’a vu naître. Véritable monument littéraire, le livre a été récompensé en 2011 par le prix Joseph-Kessel à Saint-Malo.

L’auteur nous revient cette année avec Le Silence des cartes. On y retrouve les thèmes qui lui sont chers - ceux de l’enfance et de l’insularité - et les coulisses du théâtre de L’Œuvre des mers ; mais aussi son écriture si évocatrice, son sens du détail et son goût pour la cocasserie des choses.


Bibliographie :

  • Le Silence des cartes (L’Olivier, 2016)
  • Le Démon rassembleur (P.O.L., 2014)
  • Les Eaux territoriales (L’Olivier, 2013)
  • L’Œuvre des mers (L’Olivier, 2011)
  • Alaska (L’Olivier, 2007)
  • L’Œuvre des mers (L’Olivier, 2004)
  • Le caillou de l’Enfant-Perdu (Flammarion, 1996)
  • Les larmes de pierre (F. Bourin, 1991)
  • L’œuvre des mers (F. Bourin, 1988)
Le silence des cartes

Le silence des cartes

L’Olivier - 2016

« Pendant des mois, j’ai scruté ces cartes et imaginé le monde dont elles constituaient la figuration réelle et simplifiée. »
Le Silence des cartes redonne vie au monde des îles Saint-Pierre, Miquelon et Langlade, inépuisable source de rêverie. Dans ces miscellanées poétiques qui rassemblent des textes très divers – fragments d’histoires, notes, poèmes en vers ou en prose –, on croise des personnages familiers, des figures fantasmagoriques et des écrivains admirés. On y retrouve aussi les thèmes chers à Eugène Nicole : l’enfance, l’insularité, l’exil, l’écriture.

Le démon rassembleur

P.O.L. - 2014

A partir de titres imaginés par son ami Manlio, Borman, le capitaine du Pyjama, écrit des histoires. Peut-être veut-il ainsi oublier l’interminable croisière que programme depuis un lieu inconnu son patron, l’énigmatique Jean Bellair, représenté sur le paquebot par son pyjama, qu’installe chaque soir dans une cabine différente une jeune fille tirée au sort, et par sa femme, madame Adelaïde.


Les eaux territoriales

L’Olivier - 2013

« Tant d’événements de L’Oeuvre des mers jalonnent cette rue de la Butte qu’elle en constitue pour ainsi dire l’épine dorsale. Descendant vers le centre-ville, j’avais l’impression d’aller à leur rencontre, je voyais s’avancer vers moi tous ces êtres qui en gravissent la pente. » Saint-Pierre-et-Miquelon : un pays de naufrages, de neige et de brouillard. Le narrateur des Eaux territoriales est confronté à un étrange paradoxe : il reconnaît de moins en moins son archipel natal, celui-là même qui est au coeur de son livre majeur, L’Oeuvre des mers, lequel en récapitule l’histoire. Il lui faut alors en revisiter certains épisodes, et réinventer l’un de ses protagonistes, Monsieur, l’instituteur qui se prenait pour Jacques Cartier, en lui attribuant un journal posthume. De la genèse de cette oeuvre devenue fertile en souvenirs et en émotions, émerge peu à peu un nouveau récit aux voix multiples, une nouvelle représentation du microcosme de son enfance aujourd’hui menacé, que seule la littérature est en mesure de restituer.


L’oeuvre des mers

L’Olivier - 2011

Les eaux territoriales « Tant d’événements de L’Oeuvre des mers jalonnent cette rue de la Butte qu’elle en constitue pour ainsi dire l’épine dorsale. Descendant vers le centre-ville, j’avais l’impression d’aller à leur rencontre, je voyais s’avancer vers moi tous ces êtres qui en gravissent la pente. » Saint-Pierre-et-Miquelon : un pays de naufrages, de neige et de brouillard. Le narrateur des Eaux territoriales est confronté à un étrange paradoxe : il reconnaît de moins en moins son archipel natal, celui-là même qui est au coeur de son livre majeur, L’Oeuvre des mers, lequel en récapitule l’histoire. Il lui faut alors en revisiter certains épisodes, et réinventer l’un de ses protagonistes, Monsieur, l’instituteur qui se prenait pour Jacques Cartier, en lui attribuant un journal posthume. De la genèse de cette oeuvre devenue fertile en souvenirs et en émotions, émerge peu à peu un nouveau récit aux voix multiples, une nouvelle représentation du microcosme de son enfance aujourd’hui menacé, que seule la littérature est en mesure de restituer. L’oeuvre des mers En 1956, un jeune garçon de quatorze ans doit quitter son archipel natal, Saint-Pierre-et-Miquelon, territoire d’outre-mer de 242 km2, au large du Canada. Des années plus tard, ce grand départ s’est transformé en exil et le pousse à entreprendre un projet ambitieux : traverser mentalement l’Atlantique, suivre les méandres de sa mémoire pour raconter ce pays de naufrages, de neige et de brouillard, et trouver dans l’écriture les reliefs oubliés de son univers. Foisonnant de personnages aux curieux destins, drôles ou pathétiques son récit est la perpétuelle « représentation » de ce microcosme sur la scène des îles et de son emblématique théâtre paroissial, L’Œuvre-des-Mers. Roman de la mémoire collective et individuelle, L’Œuvre des mers réconcilie deux traditions littéraires : la prise en charge du monde et l’invention de soi.


Alaska

L’Olivier - 2007

D’une île à l’autre, du Nord au Sud

Saint-Malo 2011

Avec : Louis-Philippe DALEMBERT, Eugène NICOLE , Anthony PHELPS, Alexis GLOAGUEN , animé par Yvon Le Men


Affinités électives

Saint-Malo 2011

avec : Michel DEON, CHALANDON Sorj, NICOLE Eugène
animé par : Hubert Artus


Remise du prix Kessel à Eugène Nicole

Saint-Malo 2011

Avec Michèle KAHN, Michel LE BRIS, Jean-Marie DROT, BORER Alain, NICOLE Eugène, Olivier WEBER, Patrick RAMBAUD, Gilles LAPOUGE


Là-haut vers le nord

Saint-Malo 2008
16h15 : Là-haut vers le nord
Eugène NICOLE, Frédéric ROUX, Jean RASPAIL, Jacques DARRAS