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MENGESTU Dinaw

États-Unis

Tous nos noms (Éditions Albin Michel, 2015)

© Julien CHATELIN

Figure montante de la littérature US, Dinaw Mengestu se fait remarquer en 2007 avec son roman Toutes ces belles choses que porte le ciel. Alors que le New Yorker le classe parmi les écrivains américains de moins de 40 ans les plus prometteurs, le jeune homme choisit de s’installer à Paris avec sa femme. Il obtient rapidement une bonne reconnaissance dans l’hexagone : son premier roman lui vaut même le Prix du premier roman étranger en 2007. Ainsi, par ses origines éthiopiennes (il quitte Addis-Abeba alors qu’il n’a que deux ans), il incarne bien les grandes thématiques de ses livres : l’exil, mais aussi la confrontation entre une Afrique rêvée et l’Occident.

Pour Dinaw Mengestu, le sentiment d’exil se transmet au fil des générations. À mesure que disparaissent les souvenirs de l’Afrique, naissent peu à peu des visions fantasmées d’une terre d’origine. Les personnages qu’il créé, complexes mais les plus réalistes possibles, sont ainsi tiraillés par leurs rêves et vivent dans l’espoir de la terre promise : rêve américain ou terres ancestrales. Souvent contemplatifs, ils se laissent aller à de longues déambulations rêveuses au cœur des villes. C’est avec poésie, humour parfois, et une grande intelligence qu’il balance entre narration et analyse brillante des couples modernes, de l’adolescence ou de l’intégration culturelle. Son écriture, à l’image de ses titres, est légère, aérienne. Sans jamais sombrer dans la noirceur, il reste optimiste et croit dans le pouvoir de l’écriture, et dans sa capacité à couvrir le silence. "Le silence advient quand deux personnes n’ont plus la capacité de communiquer. Mais on sent très vite de quoi il est porteur. C’est à cause de ce silence que j’écris. À cause de ces choses que nous ne savons pas et que nous devrions savoir. "

Avec son second roman, Ce que l’on peut lire dans l’air (Michel Albin, 2011), Dinaw Mengestu prolonge sa réflexion sur l’identité et l’exil. C’est au cours d’un voyage en Éthiopie qu’il commence à imaginer son second roman. Plus personnel, voire autobiographique, il retrace l’histoire de deux couples en perdition : Joseph et Mariam, séparés pendant trois ans par le climat politique éthiopien, puis réunis sur le sol américain, mais incapables de former un couple uni. C’est aussi l’histoire de leur fils, Jonas, professeur de littérature, et de son épouse, Angela. Déroutés par l’absence de repères, et le poids de l’exil, ils sont les témoins impuissants de la dérive de leurs couples. Ils abandonnent progressivement la réalité pour un rêve plus glorieux, plus lyrique, une part d’Afrique en Amérique.

En 2015, il signe Tous nos noms, un livre de maturité qui sait mêler l’ici et l’ailleurs, l’optimisme et la gravité, la guerre et la paix et qui dessine une fois encore une géographie intime entre l’Afrique et de l’Amérique, l’Ouganda d’Amin Dada et l’Amérique de l’après-Vietnam, au travers le destin de deux personnages. Il y a du Tolstoï et du Walt Whitman dans cette voix élégiaque et solitaire, qui « contient des multitudes ».


Bibliographie :

  • Tous nos noms (Éditions Albin Michel, 2015)
  • Ce qu’on peut lire dans l’air (Éditions Albin Michel, 2011)
  • Les belles choses que porte le ciel (Éditions Albin Michel, 2007)
Tous nos noms

Tous nos noms

Albin Michel - 2015

Événement littéraire aux États-Unis, Tous nos noms est sans doute le livre le plus ambitieux de l’auteur des Belles choses que porte le ciel. Roman de la maturité, où l’évocation d’une amitié mise à mal par l’Histoire se confond avec le portrait d’un continent déchiré, il pousse plus loin encore l’exploration de l’exil et du déracinement.
Isaac, un jeune Africain, est venu aux États-Unis dans le cadre d’un programme d’échange universitaire. Ni Helen, la jeune assistante sociale qui tombe amoureuse de lui, ni le lecteur ne connaissent son vrai nom : il l’a laissé derrière lui, en Ouganda, avec les promesses d’une révolution réprimée dans le sang par la future dictature, abandonnant aussi son ami le plus cher.
Du chaos de l’Afrique à la solitude du Midwest, dans une Amérique déchirée entre la guerre du Vietnam et la lutte pour les droits civiques, l’écriture intimiste et mélancolique de Dinaw Mengestu, mêlant les voix d’Helen et d’Isaac, saisit les paradoxes de l’Histoire et de la nature humaine avec une force et une intelligence peu communes.

« Un roman étincelant, profondément émouvant. » The New York Times


Revue de presse :

  • « C’est un livre de maturité de ce romancier majeur de la diaspora africaine, qui sait si bien mêler ici et ailleurs, optimisme et gravité, guerre et paix. Il y a du Tolstoï et du Walt Whitman dans cette voix élégiaque et solitaire, qui « contient des multitudes. »
    RFI
  • « Réfugiés ? On en arrive à ce nouvel opus, le troisième, dans le déploiement de ce qui s’appelle une œuvre. Dans Tous nos noms, Mengestu passe un nouveau cap et gagne encore en profondeur. »
    Le Point

Ce qu’on peut lire dans l’air

Albin Michel - 2011

Ce qu’on peut lire dans l’air Au début des années 1980, Yosef et Mariam, que la révolution éthiopienne a séparés pendant trois ans, se rejoignent aux États-Unis. Pour célébrer leurs retrouvailles, ils s’offrent enfin un voyage de noces, à Nashville. Trente ans plus tard, Jonas Woldemariam, leur fils, en pleine crise existentielle, revient sur leurs pas. Entre de vagues souvenirs d’enfance et le silence de ses parents sur le drame qui les a menés aux Etats-Unis, il reconstitue à tâtons l’histoire de sa famille, sa propre histoire... On retrouve dans ce nouveau roman la grâce poétique de l’écriture et du regard, ce souci de rendre compte de la réalité sans jamais négliger la fiction ni l’imaginaire appréciés dans Les Belles choses que porte le ciel. Ce qu’on peut lire dans l’air parle du couple, de la solitude, de la guerre et de l’exil, mais il évoque aussi la lumière et l’apaisement.

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Multiculturalisme, identités plurielles, métamorphoses du religieux, interconnectivité, zones d’hybridation, déterritorialisations... « Où est ma maison ? » interroge le héros du roman de Tash Aw (La carte du monde invisible), tandis que Dinaw Mengestu (Ce qu’on peut lire dans l’air), Qiu Xiaolong (Cyber China) et Chahdortt Djavann (Je ne suis pas celle que je suis) signent des œuvres puissantes autour de l’identité et exil.

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