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MOÏ Anna

Vietnam

publié le 24 avril 2006.
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Anna Moï, Etonnants Voyageurs 2006
© Gael Le Ny

Anna Moï est une enfant de la guerre. Son histoire commence à Saïgon (aujourd’hui Ho Chi Minh ville) en 1955 ; elle se prénomme encore Thiên-Nga, qui signifie “ Cygne céleste ”. Après l’indépendance du Vietnam, en 1954, ses parents avaient émigré vers le Sud. Thiên-Nga, dès la maternelle, est scolarisée en français.
Arrivée en France, elle rencontre Agnès B puis Philippe Guibourgé avant de se lancer dans la mode en ouvrant une boutique dans le quartier des Halles. Après avoir longtemps vécu à Paris, à Tokyo et à Bangkok, elle retourne vivre au Vietnam en 1992. Un journal francophone local lui commande quelques récits qui, bientôt, deviennent une rubrique régulière. Rassemblées en 2001 en un recueil, ces chroniques constituent "L’Echo des rizières", le premier livre d’Anna Moï, directement écrit en français.

Après deux romans inspirés par des épisodes sombres de l’histoire du Vietnam, Anna Moï renoue en 2006, dans "Violon" - un roman situé dans le Cotentin - avec la veine (en apparence) légère de ses premiers récits. Parallèlement elle publie un essai sur la langue, Espéranto, désespéranto, toujours chez Gallimard. Quel que soit le sujet de ses livres, Anna Moï écrit dans un bungalow sur pilotis au cœur d’une bananeraie, à Saïgon ; elle partage sa vie entre ce lieu et Paris.
Faite Chevalier des Arts et des Lettres en 2006, signataire du Manifeste pour une littérature-monde, Anna Moï publie en septembre 2008 L’année du cochon de feu, aux éditions du Rocher.

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Bibliographie :

- L’année du cochon de feu (Editions du Rocher, 2008)
- Violon (Flammarion, 2006)
- Espéranto, désespéranto : La francophonie sans les Français (Gallimard, 2006)
- Rapaces (Gallimard, 2005)
- Riz noir (Gallimard, 2004)
- Parfum de pagode (L’Aube, 2003)
- L’écho des rizières (L’Aube, 2001)


Présentation de L’année du cochon de feu :

“Depuis le premier exil vers des territoires plus cléments, fugitive de la guerre à l’âge de dix-sept ans, j’avais toujours recherché l’apaisement dans l’étrangeté ; en sondant le mystère d’autrui, je pacifiais mes propres démons.”

L’espace d’un an, l’année du Cochon de Feu, soit entre février 2007 et février 2008 selon le calendrier chinois, Anna Moï a séjourné sur des territoires où son regard fut encadré par une deuxième fenêtre, celle de sa vie intérieure. En se baladant entre Saigon, Paris, Bangkok, Bombay, Rome, Venise, New York, Los Angeles, Guadalajara, invitée à des rencontres littéraires ou par simple rapprochement de sa famille éclatée sur les continents, elle livre ses désirs de « Maison du Bonheur » et les aspects doux-amers de l’éviction de sa maison saïgonnaise en les intercalant avec une histoire d’amour, des observations sur l’actualité internationale, des quiétudes et des inquiétudes d’artiste, de femme et de mère.
L’Année du Cochon de feu, ce sont les feuillets riches d’une année de la vie d’une femme pour qui tout est important : l’écriture, les lianes du jardin voisin, l’art, la politique, les enfants, l’amour, la gastronomie, l’architecture…

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