Leonora Miano, "Les Aubes écarlates : Sankofa cry" (Plon)

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Avec Les Aubes écarlates, Leonora Miano pose un point final à sa trilogie consacrée à l’Afrique. Pièce maîtresse du tryptique, Les Aubes écarlates (le sous titre, Sankofa cry, renvoie au chant de l’oiseau mythique qui va de l’avant en regardant en arrière) permet de recroiser Musango (protagoniste de Contours du jour qui vient) et Ayané (L’intérieur de la nuit) tout en suivant Epa, l’enfant soldat qui se raconte. Interrogation sur la mémoire de l’esclavage sur le continent africain et les cicatrices que laisse l’Histoire sur la vie des hommes, Les Aubes écarlates figure en bonne place parmi les coups de cœur des libraires en cette rentrée littéraire.
« Fable guerrière, roman de vie et de mort, instantané fulgurant sur la désespérance d’un continent, « Les Aubes écarlates », sous-titré « Sankofa Cry », closent en beauté le triptyque africain de Léonora Miano » rapportent Les Echos quand Valérie Marin La Meslée dans Le Point ou Catherine Fruchon-Toussaint sur RFI soulignent la belle réussite de ce roman.

Résumé de Les Aubes écarlates : Sankofa cry :

Epa a été enrôlé de force dans les troupes d’Isilo, un mégalomane qui rêve de rendre sa grandeur à toute une région de l’Afrique équatoriale. Emmené au coeur d’une zone isolée, il découvre qu’il est entouré de présences mystérieuses : plusieurs fois, il aperçoit des ombres enchaînées demander réparation pour les crimes du passé. Sur tout le continent, les esprits des disparus de la traite négrière distillent l’amertume et la folie en attendant que justice leur soit rendue... Parvenant à s’échapper, Epa retrouve Ayané, une fille énigmatique et attentionnée qui l’aide à reprendre goût à la vie. Comment donner à l’Afrique la chance de connaître des aubes lumineuses ? Pour conjurer le passé d’une terre qui ne cesse de se faire souffrir elle-même, Epa devra rechercher ses compagnons d’infortune et les rendre à leur famille.