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ZOUARI Fawzia

Tunisie

Le Corps de ma mère (Joëlle Losfeld, 2016)

© Julien FALSIMAGNE

Née au Kef en Tunisie, Fawzia Zouari est docteur en littérature française et comparée. Installée à Paris depuis 1979, elle est actuellement journaliste à Jeune Afrique. Elle écrit son premier roman, La Caravane des chimères, en 1989. Auteur d’un essai, Pour en finir avec Shéhérazade (1996), elle écrit en 1999 Ce pays dont je meurs, sur les exilés en France qui, confrontés aux pires difficultés dans leur pays d’accueil, se retrouvent dans l’impossibilité de revenir en arrière. Son essai, Ce voile qui déchire la France (2004), est une analyse rigoureuse de la perception du foulard islamique en France.
En 2015, Fawzia Zouari signe un essai intitulé Je ne suis pas Diam’s, en référence à la rappeuse voilée convertie à l’Islam : port du voile, statut de la femme, Islam, elle donne sa vision de la religion musulmane aujourd’hui et questionne le rôle des femmes dans la modernisation nécessaire, affirme-t-elle, de sa religion.

En 2016, la romancière publie un récit, Le Corps de ma mère, qui explore la figure maternelle, qui, si insaisissable fut-elle, se révèle une femme loin de ce qu’en imaginaient ses enfants. Un récit familial extraordinaire, shakespearien dans sa trame, son ampleur et son style, dont on ne sort pas indemne. Ce roman lui vaut le Prix des cinq continents de la francophonie 2016.


Bibliographie :

  • Le Corps de ma mère (Joëlle Losfeld, 2016)
  • Je ne suis pas Diam’s (Stock, 2015)
  • La Deuxième épouse (Ramsay, 2006)
  • Pour en finir avec Shahrazad (Edisud, 2003)
  • Le Voile islamique (Favre, 2002)
  • La Retournée (Ramsay, 2002)
Le Corps de ma mère

Le Corps de ma mère

Joëlle Losfeld Editons - 2016

Il aura fallu le déclenchement de la révolution du Jasmin, en Tunisie, pour que la narratrice se décide à écrire sur sa mère. Elle revient sur ce printemps 2007, quand, au chevet de sa maman malade, elle n’a qu’une envie : percer l’énigme de cette femme rétive aux confidences et à la tendresse. S’engage une enquête qui a tout de la chasse au trésor... où l’on apprend que la vie de Yamna était loin de ce qu’en imaginaient ses enfants.

« Fawzia Zouari nous livre un récit familial extraordinaire, shakespearien dans sa trame, son ampleur et son style, dont on ne sort pas indemne. Le lecteur en est averti, le vertige le saisira dès les premières pages, il ne pourra échapper au désir, plein de risques, de tourner son regard sur lui-même et de s’interroger sur l’histoire de sa propre famille. Il lira le récit de Fawzia Zouari autant qu’il fouillera en lui, et de cette mise en parallèle sourdra un irrépressible malaise. »
Boualem Sansal.

Je ne suis pas Diam's

Je ne suis pas Diam’s

Stock - 2015

"Je ne suis pas Diam’s. Ni par la naissance, ni par le parcours, ni par la conception de l’islam. J’ai vu le jour en Tunisie, dans un petit village où mon père avait le titre de "cheikh" qui lui conférait une autorité religieuse. Ma mère a passé sa vie enfermée derrière les murs de sa maison et je n’ai aperçu sa chevelure que sur son lit de mort. Vers douze ans, mes soeurs aînées ont été interdites d’école et cloîtrées. Je me suis alors promis d’aller jusqu’au bout de mes études et de ne pas me voiler. Toutes les questions qui me tracassaient enfant, voilà que je les repose aujourd’hui à une jeune femme convertie à l’islam qui croit bien faire alors qu’elle me fait mal". Tunisienne, musulmane, Fawzia Zouari s’adresse avec vigueur et respect à la chanteuse Diam’s, qui incarnait une certaine modernité avant de s’exposer de nouveau au public, mais sous le voile. L’auteur s’engage avec passion en faveur d’un islam des Lumières, intégré dans le pays de la laïcité dont elle défend les valeurs.