Bibliothèque

1916 : tranchée de première première ligne, au...

1916 : tranchée de première première ligne, au lieu-dit le Bois des Buttes. Le 17 mars à 16 h, le sous-lieutenant Cointreau-whisky, alias Guillaume Apollinaire, engagé volontaire, est atteint à la tempe par un éclat d’obus alors qu’il lit une revue littéraire. La revue qu’il tenait au moment de l’impact, annotée de sa main, vient d’être retrouvée en Bavière. C’est du moins ce que prétend l’auteur de ce récit. Les 24 h qui précèdent l’impact y sont relatées heure par heure, en un cruel compte à rebours qui condense le drame humain en train de se jouer au fond de cette tranchée et le bouleversement qu’il entraîne dans l’âme d’Apollinaire. Car cette journée va être capitale pour la poésie.


Revue de presse

  • "Impossible de lâcher ce livre une fois entamé. C’est un compte à rebours, celui des vingt-quatre heures ayant précédé cet instant où Guillaume Apollinaire, engagé volontaire dans l’armée française, sera touché à la tempe par un éclat d’obus en mars 1916, alors qu’il lit le Mercure de France « dans une tranchée de première ligne, au lieu-dit le Bois des Buttes ». Le poète n’en mourra pas, du moins pas tout de suite. Affaibli par sa blessure, il succombera à la grippe espagnole en 1918." (Libération)
  • " C’est une magnifique mise en pages des dernières vingt-quatre heures d’Apollinaire au front, avant l’impact de l’éclat d’obus. Apollinaire qui s’engage pour voir l’autre côté, être sur le fil du rasoir, à la fois dans sa peau de poète et voir comment rejaillit sur la poésie la tension absurde de la guerre. Voir s’il est possible de la rendre utile, dans le sens où l’on dit : à quelque chose, malheur est bon. » (La cause littéraire)
La Rose de Saragosse

La Rose de Saragosse

Actes Sud - 2018

La rose de Saragosse s’ouvre sur un crime et se clôt sur une envolée. C’est un roman d’élans rapides et de gestes vifs, une histoire en mouvements qui raconte la rébellion au cœur de l’Inquisition espagnole - et au cœur de cette rébellion, une rivalité artistique qui ne dit pas son nom. L’élaboration d’un langage. Une danse de séduction codée. Le timide frôlement de deux solitudes sauvages. Et comme toujours avec Jérusalmy, la conquête de la liberté.
Saragosse, 1485. Tandis que Torquemada tente d’asseoir sa terreur, un homme aux manières frustes pénètre le milieu des conversos qui bruisse l’urgence de fuir. Plus encore que l’argent qui lui brûle les doigts, cette brute aux ongles sales et aux appétits de brigand aime les images et les visages.
Il s’appelle Angel de la Cruz, il marche vite et ses trajectoires sont faites d’embardées brutales. Où qu’il aille, un effrayant chien errant le suit. Il est un familier : un indic à la solde du plus offrant, une sorte d’espion, de balance professionnelle. Mais un artiste, aussi.
La toute jeune Léa est la fille du nobre Ménassé de Montessa, riche seigneur converti. Orpheline de mère, élevée dans l’amour du beau, des livres et de l’art, elle est le raffinement et l’espièglerie. L’esprit d’indépendance.
Dans la nuit que l’Inquisition fait tomber sur l’Espagne, Raphaël Jerusalmy déploie le ténébreux ballet qui s’improvise et se joue entre ces deux-là, dans un décor à double-fond, au cœur d’une humanité en émoi où chacun joue sa peau, où chacun porte un secret.

Alliant le souffle de La confrérie des chasseurs de livres et l’acuité de Sauver Mozart, le nouveau roman de Raphaël Jerusalmy exalte la puissance d’évocation et l’économie de moyens d’un langage unique, un art de l’esquisse : la gravure. La rose de Saragosse est un roman vif et dense, où le mystère, la séduction et l’aventure exaltent la conquête de la liberté.


Revue de presse

  • "Diablement rythmé, offrant à l’Histoire une trame narrative empruntée au roman policier, le récit s’ouvre aussi sur une réflexion mêlant l’art et la religion." (Le Matricule des anges)
  • "Pratiquée de la sorte, la littérature relève assurément du très grand art." (Jean-Claude Lebrun, L’Humanité)
Évacuation

Évacuation

Actes Sud - 2017

Sous la menace d’une guerre qui se précise, l’ensemble de la population de Tel-Aviv est évacuée. Sauf qu’à la dernière minute, Saba, le grand-père de Naor, descend du bus, entraînant le jeune homme et sa petite amie Yaël dans une dérive clandestine – dangereuse et privilégiée – au cœur de la cité désertée. Temps suspendu en marge de l’histoire qui gronde, irréel et surréaliste à la fois, où la ville devient terrain de jeux, décor de fiction, plateau de tournage, parfait cocon pour une innocence réinventée, une paix rêvée debout, au mépris des alertes et des attaques aériennes.
Un conte sans morale, une bulle de poésie arrachée aux entrailles de l’histoire en marche, une ode urbaine au désir de vivre, et de paix.


1916 : tranchée de première première ligne, au...

1916 : tranchée de première première ligne, au...

2016

1916 : tranchée de première première ligne, au lieu-dit le Bois des Buttes. Le 17 mars à 16 h, le sous-lieutenant Cointreau-whisky, alias Guillaume Apollinaire, engagé volontaire, est atteint à la tempe par un éclat d’obus alors qu’il lit une revue littéraire. La revue qu’il tenait au moment de l’impact, annotée de sa main, vient d’être retrouvée en Bavière. C’est du moins ce que prétend l’auteur de ce récit. Les 24 h qui précèdent l’impact y sont relatées heure par heure, en un cruel compte à rebours qui condense le drame humain en train de se jouer au fond de cette tranchée et le bouleversement qu’il entraîne dans l’âme d’Apollinaire. Car cette journée va être capitale pour la poésie.


Revue de presse

  • "Impossible de lâcher ce livre une fois entamé. C’est un compte à rebours, celui des vingt-quatre heures ayant précédé cet instant où Guillaume Apollinaire, engagé volontaire dans l’armée française, sera touché à la tempe par un éclat d’obus en mars 1916, alors qu’il lit le Mercure de France « dans une tranchée de première ligne, au lieu-dit le Bois des Buttes ». Le poète n’en mourra pas, du moins pas tout de suite. Affaibli par sa blessure, il succombera à la grippe espagnole en 1918." (Libération)
  • " C’est une magnifique mise en pages des dernières vingt-quatre heures d’Apollinaire au front, avant l’impact de l’éclat d’obus. Apollinaire qui s’engage pour voir l’autre côté, être sur le fil du rasoir, à la fois dans sa peau de poète et voir comment rejaillit sur la poésie la tension absurde de la guerre. Voir s’il est possible de la rendre utile, dans le sens où l’on dit : à quelque chose, malheur est bon. » (La cause littéraire)

La confrérie des chasseurs de livres

La confrérie des chasseurs de livres

Actes Sud - 2013

François Villon, poète rebelle et brigand condamné à mort, est gracié par le roi Louis XI qui l’envoie en Terre sainte, à la rencontre des chasseurs de livres de la Jérusalem d’en bas, tenter une alliance contre l’omnipotence de Rome. Entre thriller et picaresque, aussi joueur qu’érudit, l’auteur de Sauver Mozart met en marche les forces de l’esprit contre la toute-puissance du dogme et des armes, pour faire triompher l’humanisme.


Revue de Presse :

Les grands débats en vidéo

Le roman de l’Histoire

Saint-Malo 2014

Avec François Taillandier, Raphaël Jerusalmy, Gérard de Cortanze, Joseph Boyden.
Animé par Yann Nicol

Le « roman historique » n’a pas bonne presse : genre mineur, à l’écart de la voie royale de la « vraie » littérature – où l’histoire ne serait que béquille offerte aux écrivains d’imagination limitée.
Ce n’est pas faux – si l’on entend par là « l’histoire romancée ». Mais ne permet pas de comprendre ce qui est en train de se produire, partout, dans le monde : le retour en force du roman – le grand, qu’on ne peut plus ranger dans la « littérature de genre » – dans le champ de l’histoire. Ou plus exactement l’interrogation, par lui, des limites de l’histoire : que dit-il, que ne peut pas dire l’autre ?

Les cafés littéraires

Le roman de l’Histoire

Saint-Malo 2014

Avec François Taillandier, Raphaël Jerusalmy, Gérard de Cortanze, Joseph Boyden.
Animé par Yann Nicol

Le « roman historique » n’a pas bonne presse : genre mineur, à l’écart de la voie royale de la « vraie » littérature – où l’histoire ne serait que béquille offerte aux écrivains d’imagination limitée.
Ce n’est pas faux – si l’on entend par là « l’histoire romancée ». Mais ne permet pas de comprendre ce qui est en train de se produire, partout, dans le monde : le retour en force du roman – le grand, qu’on ne peut plus ranger dans la « littérature de genre » – dans le champ de l’histoire. Ou plus exactement l’interrogation, par lui, des limites de l’histoire : que dit-il, que ne peut pas dire l’autre ?

Roman et Histoire

Avec Alexis Jenni, Raphaël Jerusalmy et Giles Milton - Saint-Malo 2018

Avec Alexis Jenni, Raphaël Jerusalmy et Giles Milton, traduit par Jocelyne Bourbonnière.
Animé par Hubert Artus


Guerre des religions

avec Raphaël Jerusalmy, Elnathan John et Wilfried N’Sondé - Saint-Malo 2018

Animé par Arnaud Wassmer
Avec Raphaël Jerusalmy, Elnathan John et Wilfried N’Sondé.


L’aventure au cœur du roman

Saint-Malo 2014

Avec : Bruno D’Halluin, Philippe Di Folco, Alain Jaubert, Raphaël Jérusalmy
Animé par : Sandrine Brugot-Maillard


Le retour des barbares ?

Saint-Malo 2014

Avec Raphaël Jerusalmy, Andrus Kivirähk, François Taillandier et Régis Goddyn.

Il manque, dans ce débat, l’introduction de l’animateur et des intervenants. Celle-ci n’a pas été enregistrée. Nous nous en excusons.